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Voilà encore ce que je cris aujourd'hui, alors que je suis en proie à la déprime, à la colère, au chagrin ; je constate que la souffrance m'accompagne fidèlement,
Je souffre de la vie que je mène, une vie presque entièrement choisie en réaction à TOI : un compagnon indisponible, une vie sociale essentiellement virtuelle, une vie professionnelle sans possibilité de reconnaissance, sans même un statut, je m'isole de tout et de tout le monde, je me mets en marge, alors que c'est de l'impression de ne pas exister dont je souffre le plus !
Et quand je pense que tout ça ce sont mes choix... pffff !
Aujourd'hui je te hais, je te déteste de m'avoir fait vivre l'enfance que tu m'as fait vivre et d'autant plus que celle que je suis aujourd'hui n'est que cette petite fille apeurée et blessée, ne change que le costume, désormais une solide armure ! La peur des autres et du chagrin qu'ils peuvent me faire guide tous mes choix relationnels, de l'affectif au professionnel, et quand je m'entoure, je choisis des personnes à ton image pour qui je suis surtout une béquille dans l'existence.
JE VEUX SORTIR DE CES SHEMAS ou au moins apprendre à les accepter ![]()
et bobo à la tête ce matin
Me suis laisser aller à la leçon de morale, punition et autre joyeuseté suite à la réception du bulletin catastrophique de fille aînée et - cerise sur le gâteau - à un joli 4,5/20 en géographie de ma seconde.
Çà me fout en colère de constater que je m'applique à ne pas appliquer les méthodes répressives que j'ai moi même subi et que finalement je n'obtiens comme résultat qu'un manque de sérieux, un manque d'investissement dans les étude désespérant.
Ça m'inquiète, ça m'angoisse de ne pas arriver à trouver les mots qui leur feront prendre conscience de l'importance d'avoir un bagage solide pour s'en sortir dans la vie. Et puis ça me décoit - faut l'avouer - d'être si peu efficace comme éducatrice.
Résultat : la mélancolie me gagne de plus en plus jour après jour ...
Ce matin j'ai entrepris de faire la liste des trucs à faire ou à réparer à la maison ... waouh !
A ceux qui pensent qu'ils vont s'ennyuer par mauvais temps, je les invite à en faire autant, j'ai au moins de quoi m'occuper pour tout l'hiver
Sauf que - zut quand même - j'suis une femme et que ça ne me mets pas en joie que de devoir faire ce genre de chose par obligation. Je suis un peu lasse de devoir prouver que je suis capable de me débrouiller seule, sans mec. Enfin, faut le faire alors je le ferrais car j'y tiens à cette baraque, elle est tellement plus qu'un simple logis, elle m'a permis de redevenir autonome, d'offrir un toit à mes filles, de me dépasser ; oui j'y tiens et j'espère garder longtemps cette capacité de me rendre compte combien je suis chanceuse d'être chez moi.
Allez, je vous en sers quelques lignes :
Trouver une solution pour installer des garde-corps et rampes aux échelles de meunier dans les 2 chambres à l'étage (mezzanines), marre de craindre qu'une de mes
gazelles s'étale deux mètre cinquante plus bas,
Restaurer l'ancienne chambre de mes filles pour en faire une pour moi et quitter - enfin - mon canapé,
Refaire la salle de bain qui part en quenouille de partout (fuites d'eau, problèmes d'humidité récurrents),
Aménager une vraie cuisine avec des vrais plans de travail, des vrais placards pour faire de vrais repas,
et ...
Se débrouiller pour que les 2 parpaings qui me servent de marche-pied à l'entrée dis-pa-rai-ssent et soient remplacés par de véritables marches.
De là à faire mes comptes pour savoir comment projeter tout ça, il n'y avait qu'un pas et je l'ai franchi, me v'là donc dans les tickets de carte, les talons de
chèque et
face à l'évidente platitude de mon porte-monnaie maintenant.
Pas demain que je vivrais dans un sompteux château mais JE NE SUIS PAS DEHORS et ça, ça vaut toutes les richesses.